Les chiens de Belfast

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

Belfast, c'est la résurgence des années de "troubles" contre une autorité britannique qui ne voulait pas quitter le sol irlandais. Belfast, synonyme de violence urbaine, est désormais en paix.

Belfast, c'est le décors de ce roman, trash à mon goût et quoi qu'il en soit violent. Son auteur, Sam Millar, joue avec le lecteur sur des ambiguïtés qui se lèvent peu à peu mais qui vont durer jusqu'au dénouement final. En dépit de cela, l'intrigue tient en haleine le lecteur qui aspire à atteindre rapidement le dernier chapitre, semblable à une grande bouffée d'air frais qui lui permettra de respirer après avoir retenu son souffle si longtemps.

 

Quelle réforme pour l'orthographe ?

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

Il y a quelques jours, en arpentant la toile à la manière d'un aventurier défrichant sa piste à coup de machette au coeur de la forêt tropicale luxuriante en quête d'une information d'intérêt, j'ai découvert le blog "Savoir d'histoire".

Parmi les articles, dignes d'intérêt, diffusés sur ce blog, un a notamment retenu mon attention.

"Organe typographique incolore et mensuel : Satirique, antilittéraire, peu artistique et quelquefois illustré..."

C'est ainsi que se présente le journal "La Sorte" qui publia, il y a plus d'un siècle, cette lettre de motivation (pages 2 en bas à droite et 3 à continuer) adressée à un potentiel employeur par son rédacteur. Cerise sur le gâteau, la-dite correspondance est datée du 9 juin 2017. Scénario d'anticipation, franche rigolade ou bien pied-de-nez à ceux qui évoquait à l'époque une possible réforme de l'orthographe ? Quand la fiction dépasse la réalité... !

Inégalités

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

On le sait, l'égalité pour toutes et tous est encore une utopie, quand bien même sur certains thèmes, il n'appartient qu'à nous de faire en sorte que l'inégalité disparaisse en un tour de main. C'est notamment le cas des discriminations face à l'emploi et aux rémunérations à fonctions égale entre les hommes et les femmes.

En parlant de rémunérations, l'Observatoire des inégalités, met à disposition de qui veut l'essayer un petit outil simple permettant de se positionner sur l'échelle des inégalités : quel pourcentage de la population gagne plus que moi, et moins que moi...

Pour les plus curieux, d'autres outils sont à explorer, chacun illustrant un thématique inégalitaire.

Des nouvelles d'un projet libre : autour de Bach

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

La pianiste Kimiko Ishizaka poursuit son chemin dans l'ouverture à tous des oeuvres de Jean-Sébastien Bach. Après "Les variations Goldberg", "Le clavier bien tempéré", Kimiko "souhaite enregistrer et publier sous la license Creative Common zero non seulement son interprétation de L'art de la fugue de Bach, mais aussi la finale de cette pièce inachevée, qu'elle a elle même composé", dixit son agence. Un projet qui était ouvert à la souscription sur Kickstarter.com, laquelle me semble aujourd'hui close... vu mon retard à l'allumage !

Quoiqu'il en soit, l'aventure de JS Bach dans le monde du libre se poursuit, pour le plus grand plaisir des mélomanes.

Hey Sheriff !

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

Le sheriff Longmire fait son retour, avec deux molosses aux trousses. Et quelques cadavres pour saupoudrer le tout. Et une adjointe toujours aussi crue, mais tellement adorable ! Enfin, avec son monde perdu au fin fond du Wyoming, sous la neige et le froid.

Ce roman est un vrai délice. Craig Johnson fait preuve d'une plume légère, teintée d'humour - parfois noir - mais de bon aloi. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un très bon moment.

Ou bien était-ce mes conditions de lectures qui étaient si agréables que je l'ai dévoré comme mon chien dévore sa pâtée ? Le soleil, le sable, la mer...

Et il y en a encore...

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

Oui, encore un ! Quand on aime, on ne compte pas. Le troisième opus de Matilde Asensi - différent des deux premiers en tous points - s'inscrit néanmoins résolument dans la découverte du passé : sur les traces des vols perpétrés par les nazis.

L'aventure est tout aussi prenante que celles des précédentes oeuvres de l'auteure, et la traque du passé est bien construite - même si la résolution des énigmes est aidée par de grosses ficelles. Mais de jolies ficelles.

On suit donc la fragile Ana, qui est plus fragile dans mon imagination qu'elle ne doit l'être dans celle de l'auteure, qui lui prête de solides capacités de voltige, tout au long d'un récit ponctué de surprises et de romance. Un bon moment de lecture.

Et si...

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

Et si... à partir de ce postulat, les choses peuvent aller très loin, aussi loin que l'imagination peut nous emmener, voire encore plus loin. A l'instar de ce personnage de Toy Story qui disait "vers l'infini et au-delà" !

Et si il existait une confrérie secrète qui avait développé un monde évolué totalement différent de celui que l'on connaît... C'est en substance la question que l'auteur, Matilde Asensi, pose à travers ce thriller.

Il existe un certain parallèle avec l'ouvrage précédent, puisque le héros - en l'occurrence, l'héroïne - est une religieuse. Celle-ci est au coeur d'une aventure haletante et bien emmenée, qui ne manque pas de panache et dont la chute, qui ne peut être dévoilée, est une ouverture vers moultes questions qui ne trouveront pas de sitôt de réponses !

Une lecture estivale bienvenue et des plus agréables.

Un certain charme pékinois

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

Atmosphère feutrée et ambiance empreinte de culture chinoise traditionnelle, quand bien même l'action se situe de nos jours.

He Jiahong écrit un roman qualifié par certains de "shelockholmien" en raison du raisonnement induit par l'énigme, qui ne manque pas d'humour et où les relations sous-tendues entre les acteurs présents, à commencer par le héros et sa secrétaire, laissent entrevoir, pudiquement, de possible développements, faits de chinoiseries évidemment.

Maître Hong Ju mène une enquête difficile, où à travers les faux-semblants et non-dits, il lui faut trier le bon grain de l'ivraie et en déduire la susbtantifique moelle pour conclure. Epaulé d'une assistante des plus capables et débrouillarde - et l'imagination fait le reste ! - l'affaire est enlevée avec une dose d'exotisme et d'orientalisme bien agréable.

 

Tempus fugit

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

"T" comme Templier. L'auteure, Matilde Asensi, refait l'Histoire, avec un grand "H". Ou peut-être amène-t-elle un éclairage particulier sur une trouble affaire, qui aurait certainement fait la une de tous les quotidiens de nos jours : la malédiction des Templiers.

En l'occurrence, le héros est moine-soldat de l'ordre de Hospitaliers. Tout moine qu'il soit, le héros va connaître moultes aventures dignes des plus grands thrillers actuels, mais avec les moyens de l'époque, de cette époque troublée par les luttes incessantes de pouvoir entre le temporel et le spirituel.

Et tout moine qu'il soit, l'auteure prend des libertés avec lui qui ne manquent ni de sel ni de piment... C'est l'occasion de découvrir une épopée enlevée et une romancière dont il est dit qu'elle est le successeur de Arturo Perez-Reverte. Ce qui est loin d'être anodin !

Quelle peste !

Rédigé par Yannix - - Aucun commentaire

Quelle peste ! L'origine de cette expression généralement utilisée pour désigner une personne qui nous est pénible, voire insupportable au sens premier du mot, vient certainement de loin, de l'enfer même de la peste. Camus entraîne le lecteur dans cet enfer, où toutes les émotions humaines sont mises à mal, un peu comme en temps de guerre, avec une quasi certitude : tout le monde ne pourra y échapper.

Le récit, publié en 1947, est ancré dans son époque - il se déroule en huis clos à Oran, ville de l'Algérie française en ces temps-là - mais pourrait sans difficulté être transposé de nos jours dans le cadre d'une épidémie si peu lointaine, comme celle qui a marqué l'Afrique de l'Ouest il y a peu avec le virus "Ebola".

Camus décrit un combat, une guerre contre l'autre, quel que soit cet autre. L'injustice, les défections, les victoires et les défaites ne manquent pas au tableau sombre que dessine l'auteur qui reste, au fond, très humaniste.