Je suis Berlin

Qui sera le suivant dans la déjà trop longue litanie des attentat perpétrés contre les nations qui refusent l'obscurantisme ? Après Paris, Bruxelles, Orlando, Istambul, Nice, et d'autres que je m'excuse de ne pas citer, voici que Berlin est à son tour touchée dans son âme et sa chair.

Après le massacre de Charlie Hebdo, et depuis, de grands ignorants stupides poursuivent avec obstination leur entreprise de sape sans comprendre que rien n'arrêtera les nations dans leur travail d'éradication de la bêtise.

Pourtant, lorsque le Général de Gaulle répondait "vaste programme" à l'injonction "Mort aux cons", peut-être aurait-il été bien inspiré d'y réfléchir plus longuement et de poser les bases de ce programme dont personne ne s'est jamais soucié. Et en bousculant les dictatures - ô combien odieuses - sans réellement chercher à corriger les problèmes, les chefs d'Etats des démocraties occidentales n'ont-ils pas attisé le feu qui répand ses braises aujourd'hui par un pervers retour de flammes ?

Soit. Ce qui est fait est fait, même si cela a été mal fait. Il nous faut tenir la tête haute et démontrer aux malfaisants que leur action n'est que tempête dans un verre d'eau, à moitié vide qui plus est !

J - 24

Avec un léger retard, je démarre enfin mon calendrier de l'avent, en choisissant cette année deux calendriers qui se démarquent quelque peu.

Le premier, traditionnel sur la forme, liste les auteurs et artistes dont les oeuvres tombent dans le domaine public à compter du 1er janvier 2017 : c'est le calendrier de l'avent du domaine public. C'est également un façon ludique d'enrichir sa culture...

Le deuxième, beaucoup moins traditionnel et, pour le coup, frappé du sceau d'une ironie à double tranchant, est celui de Europol - pour European Police Office. La culture a une autre saveur, celle du grand banditisme et du terrorisme.

 

Un maniaque dans la ville

Entendons-nous bien, le terme "maniaque" du titre a ici essentiellement une connotation... psychiatrique. Et tout est dit, ou presque. L'auteur, Jonathan Kellerman, met en scène un couple composé d'un policier (normal, dans une enquête) et d'un psychologue (plus rare).

Et là, j'ouvre une parenthèse (

Il est certes plus rare de rencontrer un psy"chose", mais la recette fait ses preuves : cf. "profilage", "mentalist" et autres séries où des profileurs épaulent de manière très efficace les rudes policiers de terrain - ou dit autrement, quand le cérébral prend le pas sur le muscle...

) Je ferme la parenthèse.

Et le couple fonctionne plutôt bien dans cet ouvrage, conté du point de vue du psy, ce qui n'est pas anodin lorsque l'on sait que l'auteur est lui-même issu du même giron.

Drôle d'histoire champêtre

Voici une drôle d'histoire, de champignons et de furieux cueilleurs.

France Inter relate l'affaire sur son site : un amateur de la cueillette des champignons, également féru d'informatique, s'est mis en tête de créer une carte localisant les meilleurs coins à champignons en France, disponible sur OpenStreetMap. La réaction des cueilleurs précautionneux - les mauvais esprits diront sous l'emprise de champignons hallucinogènes - ne s'est pas fait attendre et la levée de boucliers, additionné d'une bonne volée de bois vert - provenant des riches sous-bois emplis de mycètes - a conduit l'informaticien mycophage à revoir sa copie !

J'ai pu voir la carte quelques heures après sa publication ; elle était déjà riche d'informations, dont deux sites situés à portée de panier de chez moi. Mais ça, c'était hier.

Aujourd'hui, subsiste encore, pour preuve du délit et comme pour rappeler à chacun que toute vérité n'est pas bonne à dire, la carte agrémentée de commentaires qui n'ont plus grand chose à voir avec le but original recherché.

Un coin à champignon, ça ne se donne pas, Môssieur ! Qu'on se le dise ! D'ailleurs, j'en ai connu qui sont partis dans leur tombe avec leur secret.

Dégooglisons internet - saison 3

L'association Framasoft poursuit avec opiniâtreté son travail de sape des entraves et contrôles mis en oeuvre par les GAFAM, en favorisant le libre accès à chacun au monde des logiciels et applications d'une part, et en garantissant, d'autre part, le respect des données personnelles.

L'opération "Dégooglisons internet" entre dans sa troisième année, avec une cohorte de nouveaux services qui permettront à chacun de s'affranchir des outils insidieux distillés par les Big Brothers. A noter, en parallèle et en concertation, la naissance du collectif "Chatons", qui a pour objectif de décentraliser la dégooglisation, dans le même esprit et sur un principe similaire à celui du réseau Tor, pour ceux qui connaissent. Un petit tour sur le site des chatons, très motivant, suffira à comprendre l'enjeu du dispositif.

Enfin, et afin de mieux accompagner celles et ceux qui n'osent encore franchir le pas vers la liberté - le syndrome de Stockholm semble également exister chez l'utilisateur de produits et services numériques - un "guide de survie des aventuriers d'internet" est publié par le CECIL - centre d'études sur la citoyenneté, l'informatisation et les libertés - en partenariat avec la Ligue des droits de l'homme.

Personnellement, je peux fièrement annoncer que je suis complètement dégooglisé et que je ne m'en porte que mieux.