La tristesse du Samouraï

"La tristesse du Samouraï". Sous ce joli titre aux reflets orientaux, se cache un drame tout méditerranéen, auréolé du sang des victimes de la guerre civile espagnole et des tragiques années qui suivirent. Des quelques cinquante tragiques années qui suivirent !

Victor del Arbol joue cruellement avec le lecteur, auquel il trace un chemin joliment accidenté, de ces accidents de la vie qui sont des coïncidences pour ceux qui ne les vivent pas, qui restent un chemin de croix pour ceux qui y sont engagés de gré ou de force.

De l'Espagne franquiste, dont chacun s'est fait une idée, à celle de la Movida, les arcanes du pouvoir ont répondu aux mêmes ressorts menés par des acteurs qui n'ont pas toujours changé ! Tristesse et vengeance sont deux leviers très forts de ce roman poignant.

Les chiens de Belfast

Belfast, c'est la résurgence des années de "troubles" contre une autorité britannique qui ne voulait pas quitter le sol irlandais. Belfast, synonyme de violence urbaine, est désormais en paix.

Belfast, c'est le décors de ce roman, trash à mon goût et quoi qu'il en soit violent. Son auteur, Sam Millar, joue avec le lecteur sur des ambiguïtés qui se lèvent peu à peu mais qui vont durer jusqu'au dénouement final. En dépit de cela, l'intrigue tient en haleine le lecteur qui aspire à atteindre rapidement le dernier chapitre, semblable à une grande bouffée d'air frais qui lui permettra de respirer après avoir retenu son souffle si longtemps.

 

Quelle réforme pour l'orthographe ?

Il y a quelques jours, en arpentant la toile à la manière d'un aventurier défrichant sa piste à coup de machette au coeur de la forêt tropicale luxuriante en quête d'une information d'intérêt, j'ai découvert le blog "Savoir d'histoire".

Parmi les articles, dignes d'intérêt, diffusés sur ce blog, un a notamment retenu mon attention.

"Organe typographique incolore et mensuel : Satirique, antilittéraire, peu artistique et quelquefois illustré..."

C'est ainsi que se présente le journal "La Sorte" qui publia, il y a plus d'un siècle, cette lettre de motivation (pages 2 en bas à droite et 3 à continuer) adressée à un potentiel employeur par son rédacteur. Cerise sur le gâteau, la-dite correspondance est datée du 9 juin 2017. Scénario d'anticipation, franche rigolade ou bien pied-de-nez à ceux qui évoquait à l'époque une possible réforme de l'orthographe ? Quand la fiction dépasse la réalité... !

Inégalités

On le sait, l'égalité pour toutes et tous est encore une utopie, quand bien même sur certains thèmes, il n'appartient qu'à nous de faire en sorte que l'inégalité disparaisse en un tour de main. C'est notamment le cas des discriminations face à l'emploi et aux rémunérations à fonctions égale entre les hommes et les femmes.

En parlant de rémunérations, l'Observatoire des inégalités, met à disposition de qui veut l'essayer un petit outil simple permettant de se positionner sur l'échelle des inégalités : quel pourcentage de la population gagne plus que moi, et moins que moi...

Pour les plus curieux, d'autres outils sont à explorer, chacun illustrant un thématique inégalitaire.

Des nouvelles d'un projet libre : autour de Bach

La pianiste Kimiko Ishizaka poursuit son chemin dans l'ouverture à tous des oeuvres de Jean-Sébastien Bach. Après "Les variations Goldberg", "Le clavier bien tempéré", Kimiko "souhaite enregistrer et publier sous la license Creative Common zero non seulement son interprétation de L'art de la fugue de Bach, mais aussi la finale de cette pièce inachevée, qu'elle a elle même composé", dixit son agence. Un projet qui était ouvert à la souscription sur Kickstarter.com, laquelle me semble aujourd'hui close... vu mon retard à l'allumage !

Quoiqu'il en soit, l'aventure de JS Bach dans le monde du libre se poursuit, pour le plus grand plaisir des mélomanes.