Photographies équines

Les animaux sont des sujets passionnants, surtout pour les photographes. Voici en substance, trois jeunes photographes qui ont une approche du sujet "cheval" bien à eux.

Wiebke Haas. Passionnée de cheval, ses photographies expriment avant tout la puissance et la liberté de l'animal. A côté de la beauté exprimée dans la galerie de photos, les images présentées dans les pages "stories" contiennent leur pesant de sauvagerie animale et humaine.

Andrius Burba. Son coup d'oeil est atypique, et c'est ce qui en fait tout l'intérêt : il photographie les animaux sous un angle inattendu et un peu renversant. Le reportage sur les séances de prises de vues est assez croustillant.

Charlotte Aubry. Son angle d'attaque : le sport équestre. Un regard résolument tourné vers l'animal et son cavalier.

A travers ces trois exemples, se dessine toute la complexité de la relation entre l'homme et l'animal, en l'occurrence le cheval, mais également chiens, chats et les autres. Une relation que chacun construit à sa façon et dans le respect de l'autre.

Rodney Smith, photographe

Rodney Smith. Voici un photographe décalé comme je les aime - et que je (re)découvre - qui me renvoie par sa mise en scènes aux oeuvres de Salvador Dali conjuguées à celles de Magritte. A la fois l'un et l'autre et un mélange des deux... ou l'inverse !

La fraîcheur des images est détonnante et surprenante, prises pour bon nombre dans un contexte social où l'American way of life véhiculait des valeurs morales laissant peu de place à l'exentricité, ce que Norman Rockwell a su abondamment illuster.

Techniquement, les clichés sont très travaillés : centrage des personnages, effets de perspective, jeux de poses étudiées et de textures... Un ravissement des yeux, une curiosité à découvrir.

Seydou Keïta : l'Afrique vue autrement

Sur les traces des photographes qui offrent un autre regard sur leur monde, voici un moment de bonheur à partager avec Seydou Keïta. Photographies d'un temps désormais révolu, puisque l'intéressé est né en 1921 et décédé en 2001, ces images témoignent s'il en est besoin de la richesse d'âme du continent africain.

Exposées en ce moment, et jusqu'au mois de juillet 2016, les oeuvres du photographe rendent hommage à celles et ceux qui font le quotidien d'une nation. Avec la patte du maître, tissus et costumes sont autant décors que les modèles eux-mêmes. Et en noir et blanc, l'image prend toute sa force.

Une vision du monde

Découvert par hasard tout récemment, ce jeune photographe sénégalais, Omar Victor Diop, me séduit par sa manière de montrer sa culture - et les cultures qu'il côtoie -, qui est bien loin des vieux poncifs éculés sur l'Afrique.

Arte lui consacre un reportage visible sur l'espace consacré au projet "Les lions d'Afrique", un regard porté sur l'Afrique d'ouest en est, de l'Atlantique à la mer Rouge, qui se veut résolument sorti des sentiers battus : hors les guerres, la misère et les barbarismes qui alimentent nos médias occidentaux, des personnages donnent vie à leurs ambitions et sont créateurs de bienfaits qu'il faut encourager et soutenir.

Je suis nul et je deviens photographe

L'image est omniprésente dans notre quotidien - en témoignent les illustrations qui accompagnent les articles de ce blog ; sans images, point de salut !

Pour autant, le foisonnement des sources, des styles, des genres, peuvent donner le tournis. Il y a des images intéressantes, d'autres beaucoup moins. Quelle différence entre celles-là et celles-ci ? La lecture que j'en fais et mon propre intérêt, tout simplement.

Wikimédia Commons lance - a lancé - un concours permanent de photographie. Chaque mois un sujet est annoncé et les photographes de tous bords peuvent déposer leurs oeuvres sur l'espace partagé. Seule contrainte : l'oeuvre est destinée à être diffusée sous licence Créative Commons, donc accessible et utilisable par tous librement.

Les trois images classées aux trois meilleures places obtiennent le droit d'être affichées sur le mur du Défi photo, où elles apparaissent fièrement aux yeux de tous.

Un bon moyen pour mettre en valeur ses productions. En ce qui me concerne, j'ai encore du travail pour y arriver...

Un paysage si tranquille

Dans un monde où tout va très vite, tout va trop vite, je vous propose de suspendre un moment le temps. A la manière de cet arbre au bord de ce paysage en noir et blanc - pris en flagrant délit par Antxon Elorza (Espagne) -, qui attend une accalmie pour traverser de l'autre côté de l'image. Attendre : voilà un verbe qui ne se conjugue ni ne se décline plus. Et pourtant, combien de passions, d'histoires - d'amour et autres - l'attente a-t-elle fait naître ?

Pour l'heure, mon invitation au voyage est photographique : celle du concours international de paysages. Un vrai plaisir à découvrir, et je recommande particulièrement la visite de :

- l'ouvrage au format pdf,

- les 101 plus belles photos (ce qui ne veut pas dire que les autres ne sont pas belles, mais dans un concours, il faut bien un classement)

De grâce : prenez le temps, rien ne sert de courir...

Et à l'occasion, jetez un oeil bienveillant sur cette page.