Jour du dépassement

Pas de quoi être fier ! L'humanité a - selon les calculs de la très sérieuse ONG Global Footprint Network -  consommé l'ensemble des ressources que la planète - notre planète Terre - est capable de produire en une année. Ce 1er août est le jour du dépassement - entendre "dépassement des capacités de la planète" - et nous commençons donc à hypothéquer sur l'avenir en consommant les ressources des années à venir, voire des générations à venir.

Cette perspective n'a donc rien de réjouissant, dans un contexte où chaque pays demeure libre de polluer sans autre forme de procès, au rang desquels il faut bien l'avouer les USA, la Chine et l'Inde ne sont pas les derniers. Changements climatiques et raréfaction des ressources sont au menu, les trois pays cités en prenant pour leur grade sans pour autant en accepter l'évidence ! A jouer l'autiste, il y en a bien un qui va finir par payer cher... car au bout du compte, le constat est affligeant : il faut parler "pognon" pour se faire comprendre, et tant que le porte-monnaie n'est pas touché, rien ne se passe !

A trop jouer avec la planète, ce que chacun subodore dans son coin va inéluctablement arriver. L'histoire est un éternel recommencement, et sage est celui qui sait en tirer les enseignements. Je gage ici que les sages sont partis faire un bonne sieste - ou mieux, ils ont été virés par les potentats incultes - et par voie de conséquence, la cour de récré est laissée aux plus immatures, incapables de comprendre l'impact de leurs décisions.

L'humanité vit-elle ses dernières heures ?

Inégalités

On le sait, l'égalité pour toutes et tous est encore une utopie, quand bien même sur certains thèmes, il n'appartient qu'à nous de faire en sorte que l'inégalité disparaisse en un tour de main. C'est notamment le cas des discriminations face à l'emploi et aux rémunérations à fonctions égale entre les hommes et les femmes.

En parlant de rémunérations, l'Observatoire des inégalités, met à disposition de qui veut l'essayer un petit outil simple permettant de se positionner sur l'échelle des inégalités : quel pourcentage de la population gagne plus que moi, et moins que moi...

Pour les plus curieux, d'autres outils sont à explorer, chacun illustrant un thématique inégalitaire.

Monsanto - acte II

Le tribunal international Monsanto a rendu son avis sur les activités de la firme américaine, qu'elle qualifie d'"écocide". Extraits :

Le Tribunal International Monsanto est un tribunal d’opinion "extraordinaire" mis sur pied à l'initiative de la société civile afin d'éclairer les conséquences juridiques qui découlent de certaines activités de la firme Monsanto. Les audiences se sont déroulées du 16 au 18 octobre 2016 à La Haye pour permettre aux juges de recueillir des témoignages permettant de répondre aux six questions posées au Tribunal.

L'avis consultatif rendu par celui-ci inclut une analyse juridique des questions posées, à la fois au regard du droit international et du droit prospectif, en vue de faire progresser le droit international des droits de l’homme et le droit international de l’environnement.

L’avis est structuré en trois parties. La partie introductive rappelle les conditions dans lesquelles le Tribunal a été mis sur pied. La partie centrale examine les six questions qui sont posées au Tribunal. La troisième et dernière partie aborde, sur un plan plus général, l'asymétrie croissante entre les droits reconnus aux entreprises et les contraintes qui leur sont imposées au nom de la protection des communautés locales là où elles opèrent ou des générations futures.

La presse relaie cette information, avec plus ou moins de recul, comme Le Monde qui titre sur la firme "coupable d'atteinte aux droits humains" et revient sur "un demi siècle de scandales sanitaires", Médiapart qui appuie sur la "reconnaissance de l'écocide" ou Huffingtonpost qui - sous la plume de Mme Lepage, connue pour son engagement dans la sauvegarde de l'environnement - relate également la décision du tribunal. On notera toutefois, et l'effet "campagne électorale" n'a rien à voir, que certains journaux s'abstiennent de tout commentaire... de peur de blesser le monstre ? Au passage, la bienséance voudrait que je précise que ce dernier s'insurge contre cette décision dans une lettre ouverte publiée sur son site, et que ce faisant, la société réaffirme clairement que seul l'intéresse la rentabilité et les dividendes. Le reste, n'est évidemment qu'empêcheurs de tourner en rond et piétaille bonne qu'à nourrir son insatiable appétit pécunier... !

Du sang dans la prairie ! Monsanto frappe encore et toujours

Là où il y a du flou, il y a un loup ! et Monsanto !

Non content de répandre un produit plus que toxique, la firme américaine collectionne les mauvais points.  En témoigne l'histoire de cette vietnamienne qui lutte contre Goliath depuis les années 70 et la fin de la guerre du Viet-Nam.

Et comme si de rien n'était, Monsanto veut s'offrir une jouvence en se glissant sous l'aile protectrice d'un autre géant de l'industrie chimique, Bayer. Lequel il est vrai hésite en raison de la vitrine que présente ce partenaire pas vraiment idéal... Mais l'argent, depuis le commencement des temps, n'a toujours pas trouvé d'autre parfum que celui de la cupidité.

Les informations et les preuves s'accumulent contre ce nuisible, pour lequel aucun machin-cide n'a encore été mis au point. Mais selon l'adage, tout vient à qui sait attendre...

Vade retro Monsanto !

Tel l’hydre de Lerne dont les têtes repoussaient dès qu’elles étaient coupées, Monsanto use de ses tentacules pour maintenir son empire funeste en activité. Dans un article d'octobre 2016, le journal Slate faisait un parallèle intéressant entre la firme et le fait historique, remontant à quelques siècles, fomenté par Philippe le Bel à l’encontre de l’ordre des chevaliers-moines Templiers. L’idée ? Ramener le groupe à ses responsabilités, en rappelant à ses dirigeants et actionnaires que nul n’est au-dessus des lois. Et c’est là, la difficulté ! Quelle loi ? D’où le délai de réflexion des juges pour délibérer et construire un délibéré solide et sans faille qui puisse servir de base auprès d’autres juridictions. Pour illustrer les propos, voici une synthèse de trois années d’enquête sur l’ogre Monsanto : video