Les couleurs de la révolte

Les couleurs sont à la mode. Après les bonnets rouges - dont le plus célèbre reste celui de Jacques-Yves Cousteau-, les gilets jaunes fleurissent sur les ronds-points et dans les rues, pendant que certains foulards rouges ornent ces mêmes lieux. Signe des temps, l'attribut coloré traduit l'appartenance à un groupe social qui se reconnaît des intérêts communs. Et tous ses membres revêtus de cet objet colorés, le groupe peut exister et ce confronter aux autres groupes, dès lors porteurs d'une couleur dite politique - qui ressemble évidemment à un hémisphère parlementaire - sans attribut spécifique.

Il est essentiel de noter également que, contrairement à nombre de milieux naturels, les couleurs contestataires et politiques ne se mélanges pas ! Un gilet jaune accouplé à un bonnet rouge ne donne pas de orange. Un extrémiste de droite - bleu donc - accouplé à un républicain marcheur - jaune si j'en crois la représentation hémisphérique - ne donnera pas naissance à écologiste vert. Les couleurs sont bel et bien étanches les unes aux autres. Ce qui est, nous en conviendrons tous, regrettable. Un monde coloré est certes des plus réjouissants, un monde pacifié est, par nature, apaisant.

Pourquoi donc se priver de cette perspective de mélange, de mixité, de brassage, d'hybridation, de croisement, d'entremêlement, de pêle-mêle, de pot-pourri, de mixtion, de panache - et bien d'autres encore qui témoignent de la richesse possibles des associations - qui rendrait si beau un quotidien qui aurait une fâcheuse tendance à incliner vers le brun et le noir ?

Une société bien organisée

Les fourmis vivent selon un modèle de société proche de ce que Taylor - qui a donné son nom au taylorisme - avait voulu mettre en place dans l'organisation du travail. La différence tient en peu de choses : les fourmis ne connaissent pas les congés payés et leurs collègues de travail sont leur famille. En revanche, la question de l'environnement ne leur est pas étrangère, à elles ! Bon, comme nous, elles ne font pas que du bien, surtout celles qui - encore à l'instar des humains - ont la destruction dans le sang...

La revue The Conversation illustre, à travers six épisodes, la vie des fourmis en bande déssinée : "La guerre des fourmis"

A l'heure d'été ou à l'heure d'hiver ?

L'Union européenne, par le biais de la Commission, a lancé une enquête (du 4 juillet au 16 août 2018) sur le bien-fondé du changement d'heure en mars et en octobre de chaque année : heure d'été ou heure d'hiver ?

Le contexte est expliqué ici, et la consultation publique est accessible sur ce site. Tout l'intérêt réside évidemment dans le plus grand nombre de réponses qui seront collectées, celles-ci devant par la suite orienter - si tel est réellement le cas - l'avis de la Commission sur la suppression ou non de ce dispositif, vieux d'une quarantaine d'années.

Joli prénom d'autrefois et d'aujourd'hui

Suite à cet article diffusé sur Slate.fr, j'ai gratté autour des prénoms usités de nos jours et par nos générations précédentes. Le constat est effarant : je porte un prénom qui n'est plus utilisé que par des gens nés dans ma décennie - je ne vous ennuierai pas avec cela - et par voie de conséquence, à prénom donné, il est possible de déterminer la période approximative de naissance du ci-dessus dénommé ! De manière empirique, évidemment.

Pour la petite histoire, il est intéressant de visiter les sites :

Surtout utiles aux futurs parents me direz-vous, qui pourront aussi regarder de ce côté-ci. Mais pas seulement, vous répondrai-je, aussi pour satisfaire un besoin naturel de culture et de curiosité.

Et maintenant, où vais-je habiter ?

L'habitat est un élément essentiel du quotidien. Mère Nature ne cesse de nous le rappeler, et ce début d'année 2018 est une vitrine non exhaustive d'un arsenal contre lequel l'humain n'a pas de défense naturelle : inondations, tempêtes, raz-de-marées, tremblements de terre, vague de froid... Autant de moments peu agréables à passer et qui remettent l'humain à sa juste place : au coeur d'une nature où il faut survivre.

Et pour survivre, le mieux est certainement de migrer vers une zone peu encline à être en but aux éléments climatiques et sismiques. Pour le coup, la question reste ouverte : où ?

Le groupe d'experts de l'ONU (GIEC) a depuis longtemps lancé l'alerte, reprise par ceux qui y croient, décriée par les autres (tout le monde peut se trumper) mais les faits sont là et mettre la tête dans le sable n'y changera rien... et ne pas vouloir l'entendre témoigne d'une attitude autistique !

Chacun fait le point : CIRAD (pour l'agriculture), BRGM (pour la sismologie), Vigicrues (pour les inondations et crues), Météo France (pour le climat), l'Adème (pour l'accompagnement sur les projets responsables), et tant d'autres. Et chacun de constater que tout ne peut pas se résoudre avec des effets d'annonces, qui restent bien souvent stériles, mais plutôt avec des actes. Des actes portés par tous, car nous sommes tous acteurs et producteurs de déchets, de CO2 et nos comportements doivent changer pour que la situation - déjà bien mal engagée - n'empire pas ! Y'a du boulot !