Après 2015, 2016...

La référence n'est pas des plus réjouissante, mais en ce début d'année, il faut bien se dire que la Faucheuse a entamé une récolte de haute volée... La succession de disparitions de personnalités - libre à chacun de les avoir appréciées ou non de leur vivant - est une conjonction étonnante.

De là, une interrogation m'assaille : suis-je devenu si vieux - j'entends déjà certains ajouter "con" ! - pour que je sois aussi touché par ces disparitions ? Par ces célébrités qui ont certes jalonné mon existence, entre Bowie et Glenn Frey de Eagles, entre Delpech et Galabru, Tournier et d'autres, et qui marquent toujours mon quotidien, quand sur ma guitare je gratte "Hotel California"... ou qu'une réclame du petit écran est illustrée avec une chanson de Bowie.

2015 a été une année de douleur, 2016 ne doit pas suivre la même voie.

Nos chers disparus ont, eux, cet avantage d'être devenus immortels : ils laissent à la postérité leurs oeuvres, écrites, chantée ou interprétées et filmées. Ils reviendront régulièrement parmi nous.

Cependant, il ne faut pas oublier que nombre de personnalités inconnues - le voisin d'en face, un proche, ... - accompagnent ce cortège illustre et ne sont pas moins déméritantes. Ne sommes-nous pas tous égaux face à la mort ?