Kobra

Une nouvelle aventure du capitaine Benny Griessel, des Hawks, à travers une Afrique du Sud toujours autant écartelée par ses fantômes et ses démons. Deon Meyer donne une dimension internationale à ce roman, où la diplomatie sud africaine peine à trouver sa place à l'opposé de sa police qui sait composer avec les empêcheurs de tourner en rond.

Évidemment, à l'intrigue s'ajoutent les déboires personnels du capitaine Griessel, dont l'équilibre précaire peine à se stabiliser entre bouteille et idylle amoureuse... Compte tenu du rythme imprimé au récit, les questions et les réponses vivent leur vie séparément.

A découvrir, en une seule nuit pour les insomniaques.

 

Seydou Keïta : l'Afrique vue autrement

Sur les traces des photographes qui offrent un autre regard sur leur monde, voici un moment de bonheur à partager avec Seydou Keïta. Photographies d'un temps désormais révolu, puisque l'intéressé est né en 1921 et décédé en 2001, ces images témoignent s'il en est besoin de la richesse d'âme du continent africain.

Exposées en ce moment, et jusqu'au mois de juillet 2016, les oeuvres du photographe rendent hommage à celles et ceux qui font le quotidien d'une nation. Avec la patte du maître, tissus et costumes sont autant décors que les modèles eux-mêmes. Et en noir et blanc, l'image prend toute sa force.

Une vision du monde

Découvert par hasard tout récemment, ce jeune photographe sénégalais, Omar Victor Diop, me séduit par sa manière de montrer sa culture - et les cultures qu'il côtoie -, qui est bien loin des vieux poncifs éculés sur l'Afrique.

Arte lui consacre un reportage visible sur l'espace consacré au projet "Les lions d'Afrique", un regard porté sur l'Afrique d'ouest en est, de l'Atlantique à la mer Rouge, qui se veut résolument sorti des sentiers battus : hors les guerres, la misère et les barbarismes qui alimentent nos médias occidentaux, des personnages donnent vie à leurs ambitions et sont créateurs de bienfaits qu'il faut encourager et soutenir.

Ebola

Saleté de cochonnerie de virus ! Voilà en substance à quoi me fait penser Ebola. Et je tiens un discourt très similaire au sujet des inventeurs de cette monstruosité... mais sur ce sujet, "on" m'objectera qu'aucun humain n'est à l'origine de ce virus !

La situation n'est pas brillante : au bout de six mois, l'épidémie s'étend en Afrique de l'Ouest et rien ne permet de penser que cela va s'arrêter. Le site de l'Institut de Veille Sanitaire présente une situation déjà vieille d'une semaine et qui a déjà évolué vers le Sénégal (et il me paraît incroyable que l'épidémie se soit arrêtée à la frontière du Mali sans aller au-delà...).

Par ailleurs, l'OMS prend très au sérieux cette menace depuis l'apparition du virus. Il est à noter qu'en présence de ce type virus, un seul cas suffit à déclencher le niveau "épidémie", contrairement à une grippe "normale"... c'est dire la virulence associée à cet organisme qui relève de l'arme de destruction massive.

Le site du ministère de la Santé minimise le risque d'importation de la maladie sur le continent européen, mais l'envisage néanmoins.

La toile regorge d'émissions (sur youtube ou dailymotion notamment) sur l'actualité d'ébola, et chacun a son mot à dire, comme toujours lorsque le phénomène fait peur !


Ebola, un virus qui fait peur par Europe1fr


Ebola: 5 choses à savoir sur le virus par 20Minutes

Autres lieux, autres moeurs

Profitant de paisibles moments de détente liés à l'activité estivale, je "range" les fichiers de mon ordinateur ; en gros, je jette à la poubelle tous les vieux trucs qui sont obsolètes ou non utilisés depuis longtemps... et il y en a ! Dans cette séance de dépoussiérage, j'ai retrouvé ce fichier, témoin d'une vieille affaire qui s'est déroulée au Gabon.

En dehors de son aspect surprenant, comique et anachronique, cette affaire est néanmoins la trace d'une culture qui nous est étrangère, à nous européens ; elle a le mérite de rappeler que notre façon d'observer le monde par le petit bout de notre lorgnette n'est pas la seule façon d'observer l'univers. 

Et rappelons-nous cette scène tirée de "Le cercle des poètes disparus" où le professeur joué par Robin William monte sur son bureau pour encourager ses élèves à voir les choses d'un autre point de vue. Lisons ce texte en montant sur notre bureau, nous verrons les choses autrement.

Lire l'arrêt du tribunal de Boué (Gabon)