Manchester-Kaboul

Un titre qui paraphrase à dessein celui d'une chanson de Renaud : Manhattan-Kaboul. Ce titre vaut bien d'être repris, Manchester et Kaboul venant ajouter leurs stigmates à une liste déjà longue de cités et de peuples meurtris par les exactions d'ignorants toujours aussi abjects qui s'évertuent à devenir la lie de l'humanité.

Si Kaboul a une fois de plus été une cible, la population afghane n'a peut-être pas fait de différence dans son quotidien, en raison d'un constant état de guerre larvé depuis presque 30 ans. Seuls, les usagers privilégiés du quartier également privilégié pourront témoigné de la sauvagerie aveugle qui les a frappé.

Quant à Manchester, dont le nom vient orner d'une perle supplémentaire le chapelet des villes victimes d'horreurs, l'ignominie a atteint un paroxysme en frappant des enfants ; ces êtres vils qui se disent animés par la foi ne peuvent que mentir - et se mentir - pour s'attaquer aux enfants, qui selon un vieil adage de l'Afrique de l'Ouest, sont le trésor de la famille. Il faut être devenu tout petit, sans foi ni loi, réduit à l'état de bête et avoir perdu son humanité pour en arriver à une telle extrémité. Et encore, les animaux que l'on nomme "bêtes" sont plus intelligents et savent se montrer plus humains que ceux qui veulent nous mettre à leur botte par ces actions de terreur.

 

Je suis Berlin

Qui sera le suivant dans la déjà trop longue litanie des attentat perpétrés contre les nations qui refusent l'obscurantisme ? Après Paris, Bruxelles, Orlando, Istambul, Nice, et d'autres que je m'excuse de ne pas citer, voici que Berlin est à son tour touchée dans son âme et sa chair.

Après le massacre de Charlie Hebdo, et depuis, de grands ignorants stupides poursuivent avec obstination leur entreprise de sape sans comprendre que rien n'arrêtera les nations dans leur travail d'éradication de la bêtise.

Pourtant, lorsque le Général de Gaulle répondait "vaste programme" à l'injonction "Mort aux cons", peut-être aurait-il été bien inspiré d'y réfléchir plus longuement et de poser les bases de ce programme dont personne ne s'est jamais soucié. Et en bousculant les dictatures - ô combien odieuses - sans réellement chercher à corriger les problèmes, les chefs d'Etats des démocraties occidentales n'ont-ils pas attisé le feu qui répand ses braises aujourd'hui par un pervers retour de flammes ?

Soit. Ce qui est fait est fait, même si cela a été mal fait. Il nous faut tenir la tête haute et démontrer aux malfaisants que leur action n'est que tempête dans un verre d'eau, à moitié vide qui plus est !

Nice

nicaeNice, promenade des Anglais, site classé au patrimoine mondial de l'Humanité. Avec un grand "H", lourd d'un sens bien opposé à celui du mot horreur, qui survole pourtant la baie des anges depuis ce 14 juillet.

L'obscurantisme frappe à nouveau, frappe aveuglément les innocents et les enfants. C'est le "h" de la honte qui s'est abbatu sur Nice, c'est celui du mot déshonneur accouplé à celui du mot lacheté.

Un fort sentiment d'indignation et de colère succède à l'ignominie, et nos pensées accompagnent les familles meurtries dans leur douleur.

La mort dans l'âme...

La blague belge a connu des jours meilleurs. Et nos voisins belges ont dû en penser autant des blagues françaises qu'ils se racontent lors des évènements survenus à Paris le 13 novembre 2015.

Au coeur de cette tourmente fanatique, aveugle et barbare, les nations européennes veulent croire à la pérennité du modèle démocratique qui confère à chacun sa libre expression - ce que je fais à travers mes billets, et j'y tiens - et chacun, j'en suis convaincu, y tient également.

Les attentats du 26 mars 2016 succèdent funestement à tous les autres, dont la liste s'allonge, témoignant ainsi de l'aveuglement de ces barbares incultes et lâches qui imaginent mettre à genou des peuples responsables. Mais qui oublient trop que ces peuples ont leur dignité et leur fierté, et ne se sont jamais pliés à la menace du chantage terroriste, à plus forte raison mené par des ignares.

In memoriam

En mémoire aux victimes du 13 novembre 2015, le journal "Le Monde" offre un mémorial en leur honneur. Dans cet article, Le Monde explique la raison de ce geste et comment est constitué ce mémorial.

Comme un devoir de mémoire, qu'il n'est nul besoin de rappeler, ce geste s'inscrit dans le désir de ne pas oublier et de marquer durablement l'affront fait au mode de vie du peuple français. Simplement.