Dégooglisons internet - saison 3

L'association Framasoft poursuit avec opiniâtreté son travail de sape des entraves et contrôles mis en oeuvre par les GAFAM, en favorisant le libre accès à chacun au monde des logiciels et applications d'une part, et en garantissant, d'autre part, le respect des données personnelles.

L'opération "Dégooglisons internet" entre dans sa troisième année, avec une cohorte de nouveaux services qui permettront à chacun de s'affranchir des outils insidieux distillés par les Big Brothers. A noter, en parallèle et en concertation, la naissance du collectif "Chatons", qui a pour objectif de décentraliser la dégooglisation, dans le même esprit et sur un principe similaire à celui du réseau Tor, pour ceux qui connaissent. Un petit tour sur le site des chatons, très motivant, suffira à comprendre l'enjeu du dispositif.

Enfin, et afin de mieux accompagner celles et ceux qui n'osent encore franchir le pas vers la liberté - le syndrome de Stockholm semble également exister chez l'utilisateur de produits et services numériques - un "guide de survie des aventuriers d'internet" est publié par le CECIL - centre d'études sur la citoyenneté, l'informatisation et les libertés - en partenariat avec la Ligue des droits de l'homme.

Personnellement, je peux fièrement annoncer que je suis complètement dégooglisé et que je ne m'en porte que mieux.

Responsive ? Non, adaptatif

Cela n'aura peut-être pas échappé aux curieux, le site devient "responsive", c'est-à-dire qu'il s'adapte au support utilisé : écran d'ordinateur (large), tablette (largeur moyenne) ou smartphone (largeur faible).

Le but est évidemment d'être toujours visible quel que soit le moyen de connexion... Le monde s'adapte, et chacun suit à son rythme. Pour autant, je ne rejette pas mes convictions, l'adaptation du site, toujours propulsé par le CMS Pluxml, s'est faite en douceur après certes quelques tests et hésitations, mais le résultat est là : un nouveau thème pour une continuité d'action.

Merci à tous ceux qui poursuivront l'aventure avec moi.

"Dégooglisons internet" ou "comment je deviens libre !"

Au fil du temps, chacun construit la toile d'araignée dans laquelle il va finir par s'engluer : les "GAFAM" nous guettent ! Que signifie GAFAM ? Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft. Tout ce petit monde collecte des données sur chaque utilisateur qui s'imagine devenir le roi du monde en créant un compte sur ces serveurs. Erreur ! Très grave erreur ! Big brother is watching us ! Il faut être conscient que chaque donnée, recherche ou article consulté alimente en informations GAFAM qui nous ressert joyeusement une compilation de nos habitudes préférées à travers des messages publicitaires publicitaires adaptés qui polluent notre environnement.

Pour se débarrasser de cet oeil intrusif - de plus en plus - l'association Framasoft propose - et travaille activement sur le développement - des solutions sans but lucratif, respectueuses des intérêts privés de chacun. Ce travail est présenté sur le site "degooglisons internet", et les solutions de substitution aux outils indiscrets et polluants peuvent d'ores et déjà être utilisé, d'autres sont encore en développement. Avec toujours en toile de fond, un constat objectif : se libérer d'une surveillance toujours plus étroite.

Je nais, je grandis et je disparais : qui suis-je ?

La question reste ouverte puisque nombre de réponses sont possibles... En la circonstance, il s'agit d'un site internet ! Nous avons tant l'habitude de naviguer sur la toile que l'on en oublie que les sites sont comme les boutiques au coin de la rue, ils peuvent aussi mettre la clé sous la porte.Et en ce qui me concerne, la fermeture du site que je cherchais est liée au non respect du droit d'auteur : le site www.grooveshark.com a vécu et affiche désormais un joli message expliquant pourquoi. Au passage, le texte invite le visiteur à se rendre sur la page whymusicmatters.com afin d'y trouver des sites légaux qui, eux, respectent scrupuleusement le droit d'auteur... et surtout le droits des "Majors" ! La presse, ici et , les fans font écho à cette fermeture de manière plus éloquente, notamment en observant qu'un clone est né du défunt. Le phénix renaissant de ses cendres - mais pour combien de temps ?