Manchester-Kaboul

Un titre qui paraphrase à dessein celui d'une chanson de Renaud : Manhattan-Kaboul. Ce titre vaut bien d'être repris, Manchester et Kaboul venant ajouter leurs stigmates à une liste déjà longue de cités et de peuples meurtris par les exactions d'ignorants toujours aussi abjects qui s'évertuent à devenir la lie de l'humanité.

Si Kaboul a une fois de plus été une cible, la population afghane n'a peut-être pas fait de différence dans son quotidien, en raison d'un constant état de guerre larvé depuis presque 30 ans. Seuls, les usagers privilégiés du quartier également privilégié pourront témoigné de la sauvagerie aveugle qui les a frappé.

Quant à Manchester, dont le nom vient orner d'une perle supplémentaire le chapelet des villes victimes d'horreurs, l'ignominie a atteint un paroxysme en frappant des enfants ; ces êtres vils qui se disent animés par la foi ne peuvent que mentir - et se mentir - pour s'attaquer aux enfants, qui selon un vieil adage de l'Afrique de l'Ouest, sont le trésor de la famille. Il faut être devenu tout petit, sans foi ni loi, réduit à l'état de bête et avoir perdu son humanité pour en arriver à une telle extrémité. Et encore, les animaux que l'on nomme "bêtes" sont plus intelligents et savent se montrer plus humains que ceux qui veulent nous mettre à leur botte par ces actions de terreur.