Photographies équines

Les animaux sont des sujets passionnants, surtout pour les photographes. Voici en substance, trois jeunes photographes qui ont une approche du sujet "cheval" bien à eux.

Wiebke Haas. Passionnée de cheval, ses photographies expriment avant tout la puissance et la liberté de l'animal. A côté de la beauté exprimée dans la galerie de photos, les images présentées dans les pages "stories" contiennent leur pesant de sauvagerie animale et humaine.

Andrius Burba. Son coup d'oeil est atypique, et c'est ce qui en fait tout l'intérêt : il photographie les animaux sous un angle inattendu et un peu renversant. Le reportage sur les séances de prises de vues est assez croustillant.

Charlotte Aubry. Son angle d'attaque : le sport équestre. Un regard résolument tourné vers l'animal et son cavalier.

A travers ces trois exemples, se dessine toute la complexité de la relation entre l'homme et l'animal, en l'occurrence le cheval, mais également chiens, chats et les autres. Une relation que chacun construit à sa façon et dans le respect de l'autre.

Drôle d'histoire champêtre

Voici une drôle d'histoire, de champignons et de furieux cueilleurs.

France Inter relate l'affaire sur son site : un amateur de la cueillette des champignons, également féru d'informatique, s'est mis en tête de créer une carte localisant les meilleurs coins à champignons en France, disponible sur OpenStreetMap. La réaction des cueilleurs précautionneux - les mauvais esprits diront sous l'emprise de champignons hallucinogènes - ne s'est pas fait attendre et la levée de boucliers, additionné d'une bonne volée de bois vert - provenant des riches sous-bois emplis de mycètes - a conduit l'informaticien mycophage à revoir sa copie !

J'ai pu voir la carte quelques heures après sa publication ; elle était déjà riche d'informations, dont deux sites situés à portée de panier de chez moi. Mais ça, c'était hier.

Aujourd'hui, subsiste encore, pour preuve du délit et comme pour rappeler à chacun que toute vérité n'est pas bonne à dire, la carte agrémentée de commentaires qui n'ont plus grand chose à voir avec le but original recherché.

Un coin à champignon, ça ne se donne pas, Môssieur ! Qu'on se le dise ! D'ailleurs, j'en ai connu qui sont partis dans leur tombe avec leur secret.

Alea jacta est ?

Notre-Dame des Landes, son église, son bistrot, ses commerces et ses quelques 2012 habitants, soit une densité de 54 habitants au kilomètre-carré. Havre de paix qui a perdu le droit à l'oubli et sera bientôt tranformé en un vaste aéroport, avec ses parkings, ses hôtels, ses voies d'accès à l'autoroute, sa gare de liaison vers Nantes et les autres métropoles de l'ouest de la France, ses nuisances environnementales et sociales.

La question était simple, la réponse aussi : "oui" ou "non". Le "oui" l'emporte, c'est donc une nouvelle ère qui s'ouvre pour cette région rurale qui connaissait la paix des pâturages fréquentés par bovins et ovins. Ceux-ci laisseront leur place aux touristes et autres affairés pressés par le temps qui ne cesse de courir... tout comme eux d'ailleurs.

Les résultats du référendum des 212 communes de la Loire-Atlantique (densité de 195 âmes au km2) sont significatifs, une question reste néanmoins posée : et maintenant ?

Réchauffement en cours...

Le changement climatique inquiète. Pour le moins, cela traduit une attitude responsable, mais ce qui l'est moins, responsable, c'est évidemment que rien ne change et que le mouvement imprimé ne régresse pas. Exit la COP21 et le sommet de Paris - tout comme les précédents - et la balance continue de pencher du côté où il y a le plus de rentabilité et, surtout, le plus de dividendes. C'est humain et la cupidité est un trait de caractère humain.

Le réchauffement climatique avait fait l'objet d'une projection jusqu'en 2016 - on y est ! - sur le  site de ce laboratoire, dont je ne traduirai pas le nom au risque de faire un contre-sens. Une autre perspective est donnée sur un site gouvernemental des Etats-Unis (les mêmes qui remettent en cause la COP21, allez comprendre !).

Compte tenu des déréglements que nous constatons - nous, c'est-à-dire les citoyens "lambda", qui subissont les pluies torrentielles, les hivers inexistants, la migration des frelons asiatiques et l'arrivée de maladies tropicales sur le continent européen, et bien d'autres choses encore - c'est peu dire qu'un degré Celsius d'augmentation de la température est lourd de conséquences. Alors que dirons-nous dans 10 ans lorsque un degré Celsius supplémentaire aura été franchi ? Quelle planète livrerons-nous à nos enfants et petits-enfants ?

Ce n'est plus de l'anticipation, parce que l'anticipation c'est maintenant !